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Philippe Roch

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de morts sur les routes suisses. L'affiche du journal crée un feu d'artifice dans ma tête. L'homme est donc bien capable de progrès ! Enfin les gens sont devenus raisonnables. Ils prennent les transports publics, vont à pied et roulent à vélo. Et lorsqu'ils doivent prendre leur voiture ils respectent les limitations de vitesse, ils sont polis et font attention aux autres. Ils placent leur fierté à rouler tout doux, à consommer peu, à se comporter en gentlemen, à ralentir à l'approche d'un passage de sécurité pour s'assurer qu'aucun piéton ne s'apprête à traverser. Ils respirent, ils sourient. Les motards sont devenus de vrais chevaliers de la route, respectueux des règles de circulation et des gens, sur des bécanes silencieuses. Les autorités politiques ont décidé d'attribuer l'argent de la taxe sur les carburants aux transports publics et à la création de pistes cyclables et le salon de l'auto s'est transformé en salon de la mobilité douce, sous la direction de l'ATE (Association transports et environneemnt). Le monde change, Youpeee ! La rue n'est plus un abattoir bruyant et malodorant, elle redevient un lieu de rencontre, de jeu, de fête.

En ouvrant le journal je me rends compte de ma méprise. J'ai compris l'affiche à contresens. Ce n'est pas « plus » au sens d'aucun, de plus du tout, mais c'est « plus » au sens de davantage : 384 morts et 5235 blessés graves sur les routes de Suisse en 2007. Pffff ! Mince, tout reste à faire. 

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