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Philippe Roch

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Ôte-toi de là, je passe

Ôte-toi de là, je passe

Certains automobilistes sont si inconscients qu’ils n’écrasent pas seulement des sangliers, des renards et des rapaces sur l’autoroute, mais aussi les travailleurs qui l’entretiennent. En conséquence on va purement et simplement bétonner mille kilomètres de haies sur la berme centrale des autoroutes. Certes ces broussailles poussiéreuses et empoisonnées sont davantage des pièges pour les animaux qu’un véritable milieu naturel. Mais leur suppression révèle que les routes à grand gabarit sont incompatibles avec la nature et que l’emprise routière sur le territoire est gigantesque (1'758 km de routes nationales, 18'117 km de routes cantonales et 51'446 km de routes communales). Les routes sont des obstacles infranchissables pour de très nombreuses espèces de mammifères, d’insectes, de reptiles, de mollusques qui voient ainsi leurs territoires coupés en îlots de plus en plus petits. Beaucoup meurent sur les routes, et d’autres dépérissent parce qu’ils n’ont plus de contacts avec leurs congénères.

Je tire de cette histoire deux demandes concrètes à l’Office fédéral des routes : qu’il compense ces haies par une plantation de mille kilomètres de haies naturelles pour enjoliver nos paysages et rendre à la faune et à la flore une partie de ce qu’on leur a pris et qu’il crée sur toutes les routes importantes, et à distances rapprochées, des passages à faune pour que nos amis les animaux puissent mieux survivre à nos extravagances.

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