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Philippe Roch

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Prospérité sans croissance

Prospérité sans croissance

 

L’idéologie de la croissance repose sur une absurdité et sur un mensonge.  L’absurdité est de croire qu’un système puisse croître indéfiniment dans un monde fini. Le mensonge est de cacher que nous sommes en réalité déjà en décroissance depuis de nombreuses années. Nous vivons en effet au détriment du capital de la nature, dont les calculs économiques ne tiennent pas compte. La pression de la société industrielle est déjà mesurable : il faudrait trois Planètes pour que l’ensemble de l’humanité puisse vivre au niveau des Suisses, ou sept pour vivre au niveau des USA.

 

La politique tient un discours incohérent entre croissance et préservation des ressources, raison pour laquelle elle ne parvient pas à mettre en place des instruments efficaces d’incitation à mieux et moins consommer.

 

Notre crise écologique est une crise morale, une crise des valeurs provoquée par une rupture entre l’homme et la nature. Nous devons nous réconcilier avec la Terre, et inventer un système économique qui permette de satisfaire les besoins essentiels de tous, tout en réduisant notre pression sur la nature. La nature nous offre elle-même un modèle : elle fonctionne à 100% à l’énergie solaire et géothermique, produit chaque année des milliards de tonnes de bois, d’eau douce, de poissons, de viande, de plantes, de médicaments, d’oxygène, sans croissance globale et sans aucun déchet qui ne soit immédiatement recyclé. Et ceci depuis des millions d’années. Ce fonctionnement optimal de la nature repose sur des qualités essentielles que nous ferions bien d’imiter : la diversité, la complémentarité, la sobriété et l’équilibre entre tous les êtres vivants. 

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