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Philippe Roch

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Leçons d'une faillite

Leçons d’une faillite

 

L’échec cuisant de l’entreprise General Motors, sauvée in extremis par l’Etat, m’inspire quelques réflexions. La première est que si ils étaient cohérents, les chantres du néolibéralisme devraient laisser tomber des entreprises qui ont commis de graves erreurs de stratégie comme l’UBS ou General Motors.

 

La seconde est que le marché n’est pas capable a lui seul d’orienter l’économie vers le développement durable, parce que dans la libre concurrence gagne celui qui ne paie pas entièrement les coûts sociaux et environnementaux de ses activités, qui sont reportés sur la société.

 

La troisième est que les entreprises font des erreurs stratégiques parce qu’elles n’intègrent pas dans leurs conseils d’administration des compétences et des voix critiques qui les rendraient attentives aux problèmes à venir et à l’évolution des mentalités. Or la plupart des entreprises pratiquent l’inceste économique et se dotent de conseils d’administrations uniformes et disciplinés.

 

Pour que le marché fonctionne il faut qu’il joue dans un système dont les règles soient les mêmes pour tous. Les politiques publiques doivent donc prévoir l’internalisation des coûts environnementaux (le pollueur-payeur), des incitations pour ceux qui adoptent les comportements les plus écologiques (taxe CO2), des normes anti-pollution sévères et des objectifs contraignants de réduction de la consommation énergétique.

 

C’est parce que l’Amérique du président Bush s’est entêtée à ignorer la réalité écologique que General Motors ne s’est pas adaptée à temps, qu’elle a été dépassée par Toyota et qu’elle s’est trouvée en faillite.

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