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Philippe Roch

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Copenhague: doutes et espoirs

Copenhague

Espoirs et doutes

Quel que soit le résultat concret de la conférence sur le climat qui se tient à Copenhague, ce rendez-vous mondial est indispensable pour mobiliser l’attention sur un problème grave et obliger les Etats à déclarer leurs intentions.

J’ai de gros doutes. On a pu penser que les Etats allaient profiter de la crise économique actuelle pour organiser une relance basée sur les techniques écologiques, l’isolation des bâtiments et un changement d’orientation en matière de transports. Or des milliards ont été investis pour relancer la machine économique d’avant, celle qui surexploite les ressources naturelles et exerce une pression inhumaine sur les plus faibles. Le peuple suisse ne vient-il pas, dans l’indifférence générale, de voter une subvention de quarante millions par an à l’aviation ? Les objectifs très modestes agréés à Kyoto il y a douze ans n’ont été atteints par aucun pays. Comment imaginer dans ces circonstances que l’on va s’entendre sur des objectifs plus ambitieux qui nécessiteront des changements de priorités et de comportements ?

Mai j’ai aussi beaucoup d’espoir. La première condition pour parvenir à des accords internationaux, c’est la confiance. Or le changement de ton des Etats-Unis d’Amérique, avec l’arrivée de Barack Obama, qui considère les autres comme des partenaires, et non pas a priori comme des ennemis, a déjà permis le dégel de grandes puissances industrielles comme l’Inde et la Chine, qui pour la première fois acceptent l’idée d’une participation à l’effort en faveur du climat. C’est cela le grand pas de Copenhague. Il en faudra d’autres, plus ambitieux, pour renverser la tendance, mais c’est un bon début.

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